Un projet d’entraide : un outil à part entière de l’action du TSHM

Nous visons par cet outil à accompagner des groupes de jeunes dans la construction et la réalisation d’un projet d’entraide. L’investissement des jeunes est donc une condition sine qua non à la mise en place des séjours. L’assiduité, l’implication, la négociation et l’élaboration collective sont donc des objectifs importants dans le processus avant, pendant et après le séjour.

L’avant-projet consiste à mobiliser les jeunes autour de la question de l’entraide en faisant « don » de soi et de son temps à partir des Petits Jobs proposés, qui participent directement au financement du projet, mais également à travers des temps de réunions indispensables pour coordonner les différents acteurs et actions à conduire : recherche de matériel médical, scolaire, sportif, recherche de dons, préparation des ateliers favorisant la rencontre et l’échange interculturel, planification des manifestations et Petits Jobs, etc.

L’originalité du pendant repose sur l’investissement des jeunes dans des actions solidaires en permettant, par exemple, la construction de salles de classe et d’un centre de loisirs, le don de matériel pédagogique, scolaire, sportif, etc. Cependant, notre mandat n’est pas de nous lancer dans des actions de développement, mais bien de mettre en réflexion les jeunes d’ici. C’est pourquoi nous choisissons systématiquement de collaborer avec des associations implantées qui ont déjà des programmes d’action, de développement et de soutien aux populations locales. Elles n’ont pas, de prime abord, besoin de nous, mais nous leur apportons une aide complémentaire. Il s’agit d’un support qui permet aux jeunes de vivre une relation intense avec la population qu’ils épaulent, de se décentrer de leur personne pour s’ouvrir à l’altérité tout se sentant valorisés, utiles et efficaces.

Le but de ce type de séjour est donc, à partir d’une rupture avec son environnement originel, de provoquer une profonde réflexion sur soi, son parcours et sa trajectoire de vie. L’éloignement pour découvrir un ailleurs, une nouvelle culture, des codes et rites différents de ceux de son propre cadre de référence. C’est l’occasion d’un regard posé sur son propre fonctionnement et d’une ouverture sur des perspectives nouvelles. Ainsi, cette rencontre avec l’altérité provoque et soulève une multitude de questionnements, sous forme de va et vient entre l’ici et l’ailleurs.

Les rapports à la famille, au genre, au système éducatif et scolaire, à la consommation, à la condition matérielle, au modernisme, au lien social, à l’alimentation, à l’eau, à la religion, etc. sont spontanément questionnés par les jeunes.

C’est pourquoi notre expérience éducative nous amène à affirmer sans ambages que le processus d’élaboration de ce type de projet, l’implication active des jeunes et l’accompagnement de ces derniers au séjour suscitent un profond questionnement du « moi intérieur » dans un temps extrêmement court. La diversité des questionnements n’est possible pour certains exclusivement parce qu’ils ont été déconnectés de leur réalité quotidienne et de leur environnement parfois toxique qui paralysent la réflexion. La richesse de l’expérience vécue permet aussi de véhiculer, de ressentir et de vivre intensément des valeurs telles que l’entraide, l’altruisme, le partage, le respect, le vivre ensemble dans une dimension à la fois collective et individuelle.

L’après séjour, au-delà de la restitution de l’expérience à l’environnement genevois (parents, parrains du projet, élus, donateurs, partenaires…), constitue une belle opportunité pour le travailleur social de poursuivre le travail éducatif avec les jeunes sur le plan individuel par le biais du suivi et de l’accompagnement, que ce soit au niveau de l’insertion scolaire ou professionnelle, de la réalisation de projets, de la famille, de la santé, etc. Le fait d’avoir vécu une expérience commune, forte et humainement authentique renforce le lien entre le travailleur social et le jeune.

Il s’agit donc indéniablement d’un outil à part entière, toujours au service de la relation, qui peut s’avérer être un formidable accélérateur dans la prise en charge des jeunes. Il permet d’interroger, de bousculer, de déconnecter d’avec ses repères quotidiens, et ce, distinctement des outils que nous avons déjà à disposition (le suivi et l’accompagnement, les petits-jobs, les locaux en gestion accompagnée…).

« Il n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie » Lamartine

Projets d’entraide et de solidarité

Finalités

  • Sensibiliser les jeunes à une cause sociale d’entraide et de solidarité.
  • Créer un esprit d’échange en les ouvrant à une culture nouvelle totalement différente de la leur.
  • Partager leurs expériences de la vie quotidienne avec des jeunes du même âge vivant dans des conditions complètement différentes.
  • Impliquer des jeunes dans un projet concret et durable à long terme.
  • Permettre à des jeunes issus de familles modestes, de participer à des actions de solidarité.

Nos Projets d’entraide et de solidarité : 


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2007 Sénégal


 
En partenariat avec L’Association Jeunesse Action & Promotion (AJAP) à Dakar Et L’association de quartier Art2Vivre

- Participer à la création d’un « Cyber centre », informatique et internet

pay2

2008 Cap Vert


 
En partenariat avec L’Association Terre & Pays des Enfants

- L’Apport et installation de matériel informatique ainsi qu’un échange multiculturel entre la Suisse et le Cap Vert

pay3

2009 Cameroun


 
En partenariat avec L’Association Geneva plus loin Et L’association camerounaise de Genève

- La construction d’une école maternelle et d’une case sociale-santé

pay4

2011 Togo


 
En partenariat avec L’Association Pro Education Africa

- Participer à la construction d’une école primaire et apport de matériel informatique et de vêtements

pay5

2014 Comores


 
En partenariat avec L’Association de Niambeni de France (ANF) et de l’Association pour l’accès à l’éducation et à la formation (AccEd)

- Participer à la construction d’une école primaire et d’un centre de loisirs annexé

pay6

Madagascar

7ème projet mené par l’équipe TSHM BUPP (FASe)

Ce n’est pas un séjour linguistique, des vacances, un projet humanitaire ou de coopération

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3 étapes :

L’avant-Projet : 18 mois

Récolte de fonds, réunions, manifestations

Pendant le séjour : 2 semaines

Travailler sur le chantier, ateliers d’échanges et visites culturelles

L’après-projet : 3 mois

Préparer la soirée de restitution : film, exposition de photos

(Création d’associations pour continuer le processus mais seuls = citoyenneté)

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Avant le voyage (18 mois) :

Préparation

– manifestations, organisation événements (vente de pâtisseries, loto, soirées)

– récolte de fonds (envois de dossiers, défendre le projet devant commissions)

– récolte de matériel (scolaire, sportif, médical)

Le voyage (2 semaines) :

– moments exceptionnels (compétences mises en jeu, partage

– découvertes et apprentissages (culture, nourriture, coutumes, mode de vie…)

– entraide (on donne mais on reçoit aussi beaucoup / amour, gratitude, souvenirs à vie)

Après le voyage (3 mois) :

– souvenirs et faire tomber les préjugés entre jeunes citadins et ruraux GE

– changement de la façon de penser/vivre (écologie)

– notions de la réalité (corruption et différences Nord/ Sud)

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